Le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud (UNOSSC) a été mis en place pour favoriser, coordonner et appuyer la coopération Sud-Sud et triangulaire à travers le monde et dans le cadre du système des Nations Unies.

Hébergé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) depuis 1974, l’UNOSSC a été établi par l’Assemblée générale des Nations Unies avec pour mission de promouvoir et coordonner la coopération Sud-Sud et triangulaire au plan mondial et à l’échelle du système des Nations Unies. L’UNOSSC reçoit des directives et des orientations de la part de l’Assemblée générale et de son organe subsidiaire, le Comité de haut niveau pour la coopération Sud-Sud. L’UNOSSC soumet ses cadres de planification stratégique au Conseil d’administration du PNUD, du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et du Bureau des Nations Unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) pour approbation et financement. Le Directeur de l’UNOSSC rend compte à l’Administrateur du PNUD. Il est également l’Envoyé du Secrétaire général pour la coopération Sud-Sud.

 

Ce que nous faisons

Le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud :

  • Intègre la coopération Sud-Sud dans le système des Nations Unies et dans la communauté internationale du développement en tirant parti de sa portée mondiale et de ses capacités politiques et institutionnelles en vue d’aider les institutions des Nations Unies et les pays en développement à renforcer leurs capacités de coopération Sud-Sud. Il aide les pays à gérer, concevoir et mettre en œuvre des politiques et des initiatives de coopération Sud-Sud à travers l’identification, le partage et le transfert de solutions de développement générées par les pays du Sud. Il plaide également pour le soutien aux initiatives Sud-Sud, notamment par l’organisation de la Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud.
  • Engage un large éventail de partenaires, notamment les États Membres, les entités des Nations Unies, les organismes multilatéraux et les organisations du secteur privé et de la société civile afin de fournir le soutien le plus efficace et efficient et le plus complet possible à la coopération Sud-Sud.
  • Innove continuellement en recherchant, en présentant et en transférant aux partenaires de développement des solutions visionnaires en faveur du développement des pays du Sud afin de relever les défis critiques posés aujourd’hui par le développement.
  • Permet à tous les pays du Sud, qu’il s’agisse des économies émergentes, des pays à revenu intermédiaire ou des pays les moins avancés, de travailler ensemble pour utiliser la richesse de leurs ressources, tangibles et intangibles, à l’appui des efforts de développement nationaux, régionaux et mondiaux.
  • Sert de secrétariat au Comité de haut niveau pour la coopération Sud-Sud, organe subsidiaire de l’Assemblée générale, qui fournit des directives et des orientations et examine les progrès mondiaux dans le domaine de la coopération Sud-Sud. Dans ce contexte, il surveille les tendances de la coopération Sud-Sud entre les institutions des Nations Unies ainsi qu’à l’échelle mondiale et prépare des rapports à l’intention de divers organes intergouvernementaux, notamment le rapport du Secrétaire général sur l’état de la coopération Sud-Sud.
  • Gère le Fonds des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud et le Fonds d’affectation spéciale Pérez-Guerrero pour la coopération économique et technique entre pays en développement.

 

Contexte

En 1974, dans sa résolution 3251 (XXIX), l’Assemblée générale des Nations Unies a approuvé « la création d’un service spécial dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement afin de promouvoir la coopération technique entre pays en développement ». Avec l’approbation du Plan d’action de Buenos Aires pour la promotion et la mise en œuvre de la coopération technique entre pays en développement par l’Assemblée générale en 1978 (résolution 33/134), ce Groupe spécial a été renforcé pour s’acquitter de son mandat principal, défini dans le Plan d’action de Buenos Aires. Il a ensuite pris le nom de Bureau de la coopération Sud-Sud des Nations Unies (UNOSSC) en vertu de la décision 17/1 du Comité de haut niveau rendue le 2 avril 2012 et approuvée par l’Assemblée générale dans sa résolution 67/39.

 

Coopération Sud-Sud : une page d’histoire

  • 1949 – Le Conseil économique et social des Nations Unies établit le premier programme d’assistance technique des Nations Unies.
  • 1955 – Les États africains et asiatiques nouvellement indépendants se réunissent à Bandung, en Indonésie, et décident de travailler ensemble au sein des Nations Unies en tant que groupe afro-asiatique.
  • 1964 – L’idée d’une coopération économique entre pays en développement aboutit à la création de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED). Lors de la première CNUCED, les pays d’Amérique latine se sont joints aux pays africains et asiatiques pour créer le Groupe des 77.
  • 1965 – Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) voit le jour.
  • 1972 – L’Assemblée générale des Nations Unies met en place un Groupe de travail sur la coopération technique entre pays en développement (CTPD), qui recommande la création d’une unité spéciale dévolue à la coopération technique entre pays en développement.
  • 1974 – Dans sa résolution A/3251 (XXIX), l’Assemblée générale approuve « la création d’un service spécial dans le cadre du Programme des Nations Unies pour le développement afin de promouvoir la coopération technique entre pays en développement […] le but visé étant d’intégrer totalement cette activité de coopération technique entre pays en voie de développement au sein du Programme ».
  • 1978 – La conférence des Nations Unies sur la coopération technique entre pays en développement se tient à Buenos Aires et aboutit à l’adoption du Plan d’action de Buenos Aires pour la promotion et la mise en œuvre de la coopération technique entre pays en développement. Le Plan d’action de Buenos Aires identifie 15 domaines d’intervention prioritaires au titre de la coopération technique entre pays en développement et stipule qu’une attention particulière doit être accordée aux pays les moins avancés, aux pays en développement sans littoral et aux petits États insulaires en développement.
  • 2000 – Les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) fondés sur les priorités énoncées dans la Déclaration du Millénaire sont adoptés par l’Assemblée générale des Nations Unies (résolution 55/2).
  • 2003 – Dans sa résolution 58/220, l’Assemblée générale des Nations Unies décide de proclamer le 19 décembre, date à laquelle elle avait approuvé le Plan d’action de Buenos Aires, Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud. La première Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud devait être célébrée en 2004.
  • 2004 – Le Groupe spécial de la coopération technique entre pays en développement est rebaptisé Groupe spécial pour la coopération Sud-Sud. Ce nouveau nom reflète l’importance accrue et l’élargissement du rôle de la coopération entre les pays en développement. Ce changement de nom a été adopté par le Comité de haut niveau à sa treizième session en mai 2003 (décision 13/2) et approuvé par l’Assemblée générale dans sa résolution 58/220 du 19 février 2004.
  • 2005 – La réunion du Groupe des huit (G8) qui s’est tenue à Gleneagles, en Écosse, souligne la nouvelle géographie du commerce, de l’investissement et des relations intellectuelles avec des acteurs dynamiques tels que l’Afrique du Sud, le Brésil, la Chine, l’Inde, la Malaisie, la République de Corée et la Thaïlande. La présence des dirigeants de l’Afrique du Sud, du Brésil, de la Chine, de l’Inde et du Mexique aux côtés des chefs de gouvernement des pays du G8 est une reconnaissance tacite du fait que malgré les engagements accrus des pays du Nord au titre de l’aide publique au développement (APD) et les mesures renforcées en faveur de l’annulation de la dette, les objectifs du Millénaire pour le développement ne peuvent être réalisés sans une intensification des interactions et de l’assistance Sud-Sud.
  • 2009 – La Conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud se tient à Nairobi, au Kenya. Elle adopte le document final de Nairobi qui met en évidence les rôles que les gouvernements nationaux, les entités régionales et les organismes des Nations Unies doivent jouer dans le soutien et la mise en œuvre de la coopération Sud-Sud et triangulaire.
  • 2013 – Dans sa résolution 67/227, l’Assemblée générale approuve la décision du Comité de haut niveau, prise lors de sa 17èmesession, qui confirme le mandat du Groupe spécial pour la coopération Sud-Sud, hébergé par le PNUD, en tant qu’entité distincte chargée de la coordination des efforts visant à promouvoir et faciliter la coopération Sud-Sud et triangulaire au niveau mondial et à l’échelle du système des Nations Unies, et décide d’attribuer au Groupe spécial pour la coopération Sud-Sud le nouveau nom de « Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud ».
  • 2015 – Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies (résolution 70/1).
  • 2016 – Dans sa résolution A/RES/71/244, l’Assemblée générale décide de convoquer une conférence de haut niveau des Nations Unies sur la coopération Sud-Sud à l’occasion du quarantième anniversaire de l’adoption du Plan d’action de Buenos Aires.