« La coopération Sud-Sud est cruciale dans tous les domaines [pour donner suite à l’Accord de Paris]. Hier soir, en collaboration avec le Bureau des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud, mon bureau a lancé la ‘Pépinière de partenariats climatiques pour les pays du Sud’… Je vous encourage à prendre connaissance de cette initiative et à y participer ».

Ban Ki-moon
Remarques émises lors de la Réunion de haut niveau chargée d’examiner la mise en œuvre des programmes en faveur du climat et du développement
22 avril 2016

 

 

Le changement climatique est l’un des plus grands défis de notre temps. Il menace les gains récemment acquis en matière de lutte contre la faim, la pauvreté et la maladie, et met en péril la vie et les moyens de subsistance de millions de personnes dans les pays du Sud. On estime qu’entre vingt-cinq millions et un milliard de personnes seront déplacées par les effets du changement climatique d’ici 2050. Les pays du Sud et notamment les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement seront parmi les plus sévèrement touchés.

La lutte contre le changement climatique est essentielle pour mener à bien la réalisation des objectifs interdépendants et interconnectés du Programme 2030 et de l’Accord de Paris. Le changement climatique exacerbe les menaces et complique la réalisation du programme de développement durable, car il inverse les tendances positives, crée de nouvelles incertitudes et augmente les coûts de la résilience.

Un certain nombre de mesures sont nécessaires pour aider les pays du Sud à atténuer les effets du changement climatique, à s’y attaquer et à s’y adapter. Ces actions visent notamment :

  • une plus grande cohérence et une meilleure communication entre les acteurs dans le partage des informations, des recherches, des bonnes pratiques, des expériences et des leçons apprises ;
  • une plus grande disponibilité des connaissances et des technologies appropriées, à l’échelle mondiale ;
  • la fourniture d’un renforcement des capacités et d’une assistance technique ;
  • un meilleur accès au financement.

C’est dans cet esprit que le Secrétaire général de l’époque, Ban Ki-moon, a lancé en avril 2016 la Pépinière de partenariats climatiques pour les pays du Sud. Également connue sous le nom de Partenariats climatiques des Nations Unies pour les pays du Sud, cette démarche a été initiée conjointement par l’UNOSSC et le Cabinet du Secrétaire général.

La Pépinière de partenariats climatiques pour les pays du Sud a été conçue pour favoriser, soutenir et promouvoir la coopération Sud-Sud et triangulaire en faveur de l’action climatique. Elle est censée :

  • faciliter la création de réseaux et de partenariats ;
  • soutenir les échanges en matière de politiques, l’assistance technique et le renforcement des capacités entre les pays du Sud ;
  • accélérer l’accès aux technologies vertes dans les pays du Sud à des conditions favorables ;
  • promouvoir et défendre les politiques et programmes qui ont fait leurs preuves ainsi que les études de cas de réussite ;
  • élaborer et diffuser des rapports et d’autres produits axés sur le savoir.